Des cahiers
Le saviez-vous?

Généralités et introduction sur l'histoire des œuvres :

Leur matérialité, leurs altérations et leurs évolutions.

Stratigraphie d'une oeuvre

Un tableau est un objet complexe : le support (bois, toile, carton ou cuivre) est généralement encollé, puis recouvert d’une préparation (liant + charge) colorée ou non. Sont ensuite appliquées les couleurs, à base de pigments et d’un liant, apposées en superpositions successives. Un vernis est traditionnellement posé au-dessus, protégeant l’œuvre et la sublimant.

Stratigraphie tableau Atelier du fil d'or restauration peinture

Evolution des supports peints

Le plus ancien support de peinture employé est la pierre. Le bois, matériau plus pratique, s’est développé par la suite. Les essences varient en fonction de l’époque et de la localisation.  

Les plus anciens supports textiles qui nous soient parvenus, datent du IIe siècle de notre ère (Egypte). Peu à peu le textile remplace le  bois. Auparavant réservé aux étendards et aux parements d’autels, le lin le chanvre et la jute sont très utilisés. C’est notamment l’évolution des métiers à tisser et l’invention du châssis qui permettent cet essor. Peu à peu, vers le XVII-XVIIIe, la toile s’impose principalement pour des raisons d’ordre pratique : la toile est plus légère et donc plus aisée de transport, moins onéreuse pour les artistes.

Evolution des supports peints

Le plus ancien support de peinture employé est la pierre. Le bois, matériau plus pratique, s’est développé par la suite. Les essences varient en fonction de l’époque et de la localisation.  

Les plus anciens supports textiles qui nous soient parvenus, datent du IIe siècle de notre ère (Egypte). Peu à peu le textile remplace le  bois. Auparavant réservé aux étendards et aux parements d’autels, le lin le chanvre et la jute sont très utilisés. C’est notamment l’évolution des métiers à tisser et l’invention du châssis qui permettent cet essor. Peu à peu, vers le XVII-XVIIIe, la toile s’impose principalement pour des raisons d’ordre pratique : la toile est plus légère et donc plus aisée de transport, moins onéreuse pour les artistes.

Causes de dégradation de la toile

 Bien souvent, les altérations résultent des propriétés de la cellulose qui compose la toile et de son vieillissement. Autres sources de dégradation : les mauvaises conditions de conservation, les accidents (déchirures, lacunes), voire les actes de vandalisme.

         La cellulose de la toile s’oxyde au contact de l’oxygène et est rongée par les acides présents dans la pollution environnante, ce qui la fragilise et la rend plus vulnérables à la création d'autres altérations.

      Très sensible, elle réagit aux rayonnements lumineux par réactions photochimiques menant à la décomposition de ses fibres (valable pour l’ensemble des textiles naturels mais aussi certains synthétiques), menant à une sensibilisation et à un changement de couleur.

     Très sensible à l'humidité, elle se fragilise progressivement  face aux variations hygrométriques (se relâchant et/ou se déformant) et peut être le foyer de développement de micro-organismes.

   Enfin, les traitements de restauration antérieurs peuvent également nuire à la bonne conservation des textiles (anciennes techniques très invasives ou mal réalisées).

Les altérations de la couche picturale

Au niveau de la couche picturale, on trouve diverses formes d'altérations. Parmi les plus communes :

 

      Les rides : Pour les peintures à l’huile (notamment de lin et de noix) en présence d’une peinture comportant peu de pigments mélangés au liant, la surface « sèche » plus rapidement que le reste de la matière picturale, créant une contraction, formant des ridules caractéristiques.

      Jaunissement secondaire : Ce terme fait référence à la modification chromatique des couleurs d’origine, par oxydation du liant aux U.V ainsi qu’au contact de l’air (les acides gras insaturés se polymérisent par captation de l’oxygène). Plus qu’un simple jaunissement, il s’agit parfois d’un brunissement. C’est un phénomène irréversible.

      Les craquelures : Très courantes, elles peuvent être dites « prématurées » ou « d’âge » en fonction de leur origine. Celles prématurées résultent de la mise en œuvre de l’artiste (nature du liant, des pigments, usage de siccatif, etc), tandis que celles d’âge découlent d’un phénomène naturel de vieillissement des œuvres face aux diverses contraints mécaniques qu’elles subissent dans le temps (notamment les variations dimensionnelles, mais aussi la mise en tension (craquelures d’angles) ou le frottement avec les châssis). Généralement les craquelures d’âges sont plus fines et homogènement réparties.

     Soulèvement/cloque/écaillage : Ces altérations sont localisées dans le plan horizontal de l’œuvre se traduisant par une perte d’adhésion et/ou de cohésion au sein de la couche colorée ou bien directement entre le support et la peinture.

Le vernis et ses altérations

Le vernis constitue la dernière couche traditionnellement présente en surface d’un tableau. Selon l’époque, la localisation et l’artiste, il peut être naturel ou synthétique. Quelques exemples de produits naturels employés comme vernis : résines, colles, gommes, blanc d’œufs, huiles…

Il assure un rôle de conservation, protégeant la surface des dégradations mécaniques et des dépôts de pollution, mais également esthétique : saturant les couleurs et apportant une touche plus ou moins satinée.

Les altérations les plus classiques du vernis sont :

      L’empoussièrement et l’encrassement : Désigne la formation d’un dépôt de crasse + ou – visible en surface de l’œuvre. En sus se retrouvent souvent des déjections d'insectes. De par leur composition, notamment en acides, ces dernières « rongent » certains éléments constitutifs. Les agents polluants, constituant la crasse, particules en suspension dans l’air, de diamètres divers, de par leur composition acide ou alcaline ils dégradent les œuvres. La nicotine contenue dans le tabac fumé est également un élément qu’on retrouve très fréquemment en surface, impactant directement sur l’esthétique du tableau car formant un film brunâtre.

      Le jaunissement/brunissement du film du vernis par polymérisation et oxydation au contact des U.V et de l’oxygène. Ce phénomène est tout particulièrement présent quand les œuvres ont été vernies avec des résines naturelles Dammar ou Mastic, très appréciées pour leur rendu très esthétique, mais ayant l’inconvénient de « s’auto-oxydées », s’opacifiant, se ternissant et se rigidifiant.

      Le chanci : Il s'agit d’une modification de l’indice de réfraction au sein de la couche de peinture et/ou du vernis, se traduisant par un blanchiment. 

      Le possible déplacage du vernis, clivant avec les couches sous-jacentes

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